La SNCF a assuré, ce jeudi 27 février, être désormais dans un “cercle vertueux”, annonçant avoir dégagé en 2024 un bénéfice net pour la quatrième année consécutive, en hausse de 19 % à 1,6 milliard d’euros, et un chiffre d’affaires en croissance de 3,8 %.”Le groupe SNCF a enclenché le cercle vertueux de la croissance rentable”, a estimé lors de la présentation des résultats de l’entreprise publique son PDG Jean-Pierre Farandou, qui passera la main en mai après cinq années de mandat. Le dirigeant a insisté sur la bonne santé de la SNCF, avec un chiffre d’affaires de 43,4 milliards d’euros l’an dernier (+3,8 % sur un an, et +4,8 % hors variations de périmètre et de taux de change), un niveau d’investissement record (10,8 milliards d’euros) et 18 500 embauches en CDI, faisant de l’entreprise le premier recruteur de France.La croissance a été tirée par les résultats de la compagnie SNCF Voyageurs (+5,8 % à périmètre et changes constants) et de l’opérateur de transport public Keolis (+ 9,6 %), “des hausses très conséquentes quand on les compare au niveau de l’inflation (2,4 %)”, a souligné le directeur financier de la SNCF, Laurent Trevisani. A l’inverse, le logisticien Geodis, qui avait permis à la SNCF de limiter les dégâts pendant la crise du Covid, a vu son chiffre d’affaires stagner en 2024 en raison de la détérioration de l’environnement économique en France et dans le monde.Engagement tenuSNCF Voyageurs a vu sa rentabilité légèrement baisser en 2024, “essentiellement à cause de l’activité TGV”, selon Laurent Trevisani. “Nous assumons complètement de ne pas répercuter la totalité de la hausse de nos charges sur le prix des billets” pour garantir que les trains soient plein, a-t-il insisté.La fin d’année 2024 a d’ailleurs été marquée par une modération des prix sur le TGV en raison d’un ralentissement de la demande. “Ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé. Historiquement, le ‘yield management’ (qui module les prix en fonction de la demande) jouait plutôt à la hausse, mais là il a joué à la baisse”, a noté Jean-Pierre Farandou. Plus de six ans après le vote de la loi sur le pacte ferroviaire, “tous les engagements sont tenus”, a souligné le PDG du groupe ferroviaire.La dette est maitrisée et oscille autour de 25 milliards d’euros, SNCF Réseau a dégagé une trésorerie positive en 2024 comme la loi l’y obligeait et le groupe est revenu durablement dans le vert. “L’emploi reprend, ce qui n’était pas arrivé depuis les 35 heures”, a rappelé Jean-Pierre Farandou, dont le groupe compte désormais 290 000 salariés, dont 217 000 en France.Réseau et concurrencePour maintenir la bonne santé de l’entreprise, il a énoncé plusieurs conditions, à commencer par la rénovation du réseau ferroviaire. “Il va mieux, mais on n’y est pas encore”, a déclaré Jean-Pierre Farandou. Les investissements annuels dans le réseau atteignent désormais 3 milliards d’euros (contre un milliard avant la réforme de 2018). “On a besoin de 4,5 milliards par an”, sous peine de voir le réseau se dégrader et la régularité des trains plonger, a prévenu Jean-Pierre Farandou.L’autre condition est de ne pas rater le virage de la concurrence alors que d’ici 2030, la majorité du réseau TER ne sera plus en situation de monopole et qu’une cinquantaine de rames à grande vitesse d’autres compagnies rouleront face aux TGV de la SNCF. “Il ne faut pas perdre trop d’activité, si elle devait trop baisser, on a des coûts fixes, et notre rentabilité serait atteinte”, a prévenu le dirigeant.Pour continuer à se développer, la SNCF espère accueillir les premières rames des TGV nouvelle génération début 2026, et ainsi augmenter le nombre de places disponibles sur la grande vitesse. Le développement à l’étranger reste aussi une option, même si Jean-Pierre Farandou a freiné l’ardeur de SNCF Voyageurs qui veut se lancer en Italie en 2026 : “il n’y a rien de définitif. On essaie de voir comment rentrer dans le marché, ça ne semble pas si facile que ça. […] On n’ira pas en Italie si c’est pour perdre de l’argent”.
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Publish date : 2025-02-27 17:59:00
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